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« Moi je crois au dieu du carnage. C’est le seul qui gouverne, sans partage, depuis la nuit des temps. Vous vous intéressez à l’Afrique, n’est-ce pas ? (..) Il se trouve que je reviens du Congo, voyez vous. Là-bas des gosses sont entraînés à tuer à l’âge de huit ans. Dans leur vie d’enfant, ils peuvent tuer à la mâchette, au twelve, au kalachnikov, au grenade launcher, alors comprenez que lorsque mon fils casse une dent, même deux à un camarade avec une tige de bambou, square de l’Aspirant-Dunant, je sois moins disposé que vous à l’effroi et à l’indignation ( …)»
Le dieu du carnage, Albin Michel, 2006
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En guise de résumé
Véronique et Michel Houillé, parents du petit Bruno, reçoivent Annette et Alain Reille, parents de Ferdinand qui a frappé au visage leur fils dans un square. Les deux couples ont décidé de cette entrevue pour régler « l’affaire » avec civisme. Au tout début, bienveillants et conciliants, ils tentent de tenir un discours commun de tolérance qui va s'envenimer peu à peu.
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